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L'art et la science contre le chaos - 23 juillet 2010 - Florence - Italie

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L’art et la science contre le chaos, vision d'un ingénieur par Jacques HONVAULT

Les hommes d’arts et de sciences ont en commun de vouloir étendre les champs de notre esprit : la sensibilité d’une part et nos connaissances d’autre part. Cet objectif a permis un déploiement sans précédent du Beau et de la compréhension du monde. La renaissance Italienne et le siècle des lumières en sont deux magnifiques exemples historiques.

Mais ces deux axes de progrès fondamentaux de notre humanité sont déviés de leur noble tâche aujourd’hui. L’élégance de ces deux disciplines qui flattent les vertus de l’intellect est aujourd’hui mise en arrière plan, le monde étant en proie au consumérisme. Reprenant la beauté pour en faire le design, reprenant la science pour en faire des objets technologiques de dernier cri, les producteurs de ces objets éphémères se soucient-ils assez de l’écologie mise à mal sur le long terme ?

Ainsi, j’ai voulu traduire cette préoccupation dans l’œuvre « souffrance » utilisée ici pour l’affiche de ce congrès. Notre terre, surchauffée de tant de maltraitance, se désagrège tel ce morceau de glace. Et si la situation ne nous apparait pas encore comme dramatique, rappelons-nous que nous ne voyons en fait qu’une faible partie de l’iceberg.

C’est ainsi que je conçois ma mission au Conseil Européen de l’Art : il nous faut œuvrer pour que l’élégance des productions de l’esprit reprenne sa place. La société de consommation étant omniprésente, la tâche sera longue pour que l’envie de comprendre et de ressentir soit remise sur son piédestal.

Maintenant, comment développer ce nouvel humanisme ?

Je vous propose d’exciter la curiosité de notre jeunesse, et ce dès le plus jeune âge. Lui montrer que dès que l’on a appris à affuter son regard, le Beau est en chaque chose. Ici de l’eau coulant d’un robinet, là un cheveu flottant sur de l’eau…

Son attention captée, on peut alors lui enseigner la science cachée dans les phénomènes les plus banals. La méthode d’analyse scientifique n’est-elle pas un outil pour atteindre ce que j’appelle la Magnifi’Science ? De mon point de vue, la perfection des lois de la physique est vraiment d’une troublante beauté.

Le développement de la pensée scientifique, de l’esprit d’analyse, et de l’épanouissement artistique l’aidera ainsi à faire les bons choix, et espérons-le, l’emmènera vers de nouvelles occupations telles que la lecture, la contemplation où la réflexion.

J’ai donc à cœur au CEA de Paris, et ailleurs auprès des partenaires et des collaborateurs du CEA italien, de mettre en œuvre des modules d’initiations et de formations à la culture artistique, philosophique et scientifique. Par une approche pédagogique et ludique, nous entendons leur offrir les ressources intellectuelles pour décupler le pouvoir de l’imagination.

Art and technology, the twin pillars of human cultural enrichment: partners, not competitors par Aubrey de Grey

An unusual and controversial feature of the British educational system is that pupils specialise in either the sciences or the humanities at a much younger age than in most European countries. This may have advantages, but in my view it certainly has at least one disadvantage: it leads our youth into a presumption that science and the arts are alternative, competing features of life and that one is either a “scientist type” or an “artist type”. Pupils are not adequately encouraged to appreciate how the two mindsets can combine.

This tendency to separate science and the arts is especially dangerous in the context of humanitarian thinking. As a technologist driven mainly by humanitarian motives – initially in the field of artificial intelligence research, and now in the field of biomedical gerontology – I experience acutely the impact of my own and my colleagues’ limited ability to communicate the potential of our work to benefit the human condition – a limitation that at least partly arises from our neglect of such ways of thinking early in life.

The use of art and artistic imagery to communicate the value of science and technology has its greatest importance in relation to the most ambitious and potentially world-changing aspects of our future. Both of the areas in which I have worked certainly fit that description: indeed, arguably none fits it better than the defeat of our oldest foe (aging), and the elimination of menial labour by having machines capable of performing it comes a pretty close second.

In my view, a highly promising way to improve the ability of artists and technologists to understand each other and work together for humanity is to take advantage of the cultural spectrum that exists in Europe. A coalition of artists and technologists from several European nations has the potential to contribute very greatly to this cause. Therefore, I am honoured to be involved in the European Council of the Arts and to have the opportunity to contribute to its noble mission.

L'ELEGANCE : UN PARI POUR DEMAIN par Ingrid BRUNAZZI

Le Conseil Européen de l'Art a essentiellement pour vocation de contribuer à la diffusion de la connaissance de l'Art dans toutes ses expressions et manifestations. Dans son étymologie latine Ars signifie, maîtrise d'une technique dans une discipline, qui doit s'élever à la Science par la connaissance des principes généraux qui régissent telle discipline , les deux devant se conjuguer par le biais de l'imagination ( synthèse de Leonardo Da Vinci) .

Pour Platon les « belles sciences « étaient les mathématiques, la physique et l'astrophysique. La beauté débarrassée des ses chairs, c'est celle qu'on expérimente en mathématiques. Aristote, prolongeant Platon, va jusqu'à dire que « le beau est l'objet principal du raisonnement des mathématiques et de leurs démonstrations. Les formes les plus hautes du beau sont l'ordre, la symétrie, le défini et c'est là surtout ce que font apparaître les sciences mathématiques ». La beauté se définissant comme ordre et symétrie, les mathématiques deviennent ni plus ni moins que l'étude du beau.

A la Renaissance, Leonardo se consacrait à l'étude des divinae proportione (divines proportions) et pour revenir à Platon la proportion et le beau sont synonymes du bien, la justice se définissant plus comme une proportion que comme une valeur.

C'est par cet esprit de géométrie que s'exprime l'élégance, élégance qui est également une spiritualité et un bien-être, une harmonie entre physique et métaphysique et que le Conseil Européen de l'Art entend diffuser en donnant la parole à Paris dans une enceinte internationale, afin que la Ville Lumière, contribue à la diffusion de ces valeurs.

Dans un contexte mondialisé, où la Société de l'Information (TICS) uniformise le Village Global au nom de l'évolution technologique et scientifique, Paris entend œuvrer afin que l'esprit de géométrie se conjugue avec l'esprit de finesse (Pascal) en rétablissant la valeur des Humanités, instrument indispensable pour civiliser les générations futures au détriment d'une barbarie ressurgissante. Et cela veut dire essentiellement rétablir la pensée socratique   qui se traduit par une pratique sociale, par une capacité d'autogestion permettant de déchiffrer les propres passions pour éviter de se faire dévorer par elles tout en les stimulant vers les valeurs de la Science et de l'élévation spirituelle..

Dans la phase historique actuelle caractérisée par l'essor des belles Sciences initier les générations futures à l'expression de cette élégance veut dire contribuer à leur évolution, certes par le biais des nouvelles technologies, mais aussi par l'initiation au beau et à la connaissance au détriment des dérives auxquelles ces dernières sont confrontées. C'est un pari pour demain.

Oeuvres présentées par Jacques HONVAULT

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